Avec l'augmentation régulière de la longévité humaine, la fréquence des pathologies du grand âge s’accroît depuis deux décennies. Les maladies de la mémoire, en particulier la maladie d’Alzheimer, se placent ainsi au premier rang des causes de dépendances des sujets âgés, en bouleversant leurs vies et celles de leur entourage, et en provoquant une évolution de la société pour relever ce défi de santé publique. Grâce à des techniques de plus en plus performantes, le diagnostic posé plus précocement écourte les trop longues incertitudes, et évite l'installation insidieuse d'une culpabilité qui n'a pas sa place autour de la personne malade. Malgré les avancées continues de la recherche médicale, les thérapeutiques ralentissent la maladie, mais ne la guérissent pas.
Ainsi s'ouvre pour les familles une longue période d'accompagnement de leurs proches malades qui nécessitent de plus en plus de soins et d’attention. Les charges physique et psychologique, sans cesse croissantes, provoquent désespoir et tensions, malgré l'amour et l'affection apportés au quotidien. Nos sociétés, animées par un devoir de solidarité, ne pouvaient laisser ces malades et leur famille affronter seuls cette épreuve.
C'est ainsi qu'est née l'idée des accueils de jour faisant du droit au répit un complément indispensable à l’assistance aux patients et à leur entourage.
A VANVES, l'Institut LANNELONGUE, fondation d'utilité publique presque centenaire, avec le soutien des collectivités locales, au premier rang desquelles la commune de VANVES, a créé en 2005 un accueil de jour. C'est un service offert aux personnes malades et à leurs familles qui doivent trouver l'aide dont ils ont besoin, et que la solidarité leur doit.
Pr Jean-François GIRARD
Le président